Nantes 2009, impressions générales

Sixième Forum de la Confédération francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves, 7 au 9 mai 2009
Marianne Orvoën

En ce début mai 2009, l’Institut Milton Erickson de Nantes et la CFHTB nous conviaient à une magnifique rencontre, dans le vaste espace de la Cité des Congrès de la ville de Jules Verne et du Petit Beurre.
Pendant trois jours, grâce à une organisation remarquable, plus de 150 interventions nous ont plongés dans le monde de l’hypnose, nous soumettant à un rythme de marathonien et nous imposant une gestion stricte de nos plannings afin de limiter nos frustrations.
De l’accueil des participants à la qualité et à l’organisation des repas, en passant par le respect des horaires annoncés, toute l’infrastructure d’un grand congrès était en place, sans oublier les stands d’information et la très fidèle librairie belge SATAS.
L’originalité et la beauté du cadre du dîner de gala (magnifique nef des anciens chantiers navals et les étranges Machines géantes de l’Ile), le délire de certains costumes de la soirée placée sous le signe de Jules Verne et la vitalité de l’orchestre ont rajouté la dimension festive et la convialité propices au lâcher prise et à la créativité propre à l’hypnose .

lesmachines
photos des machines et du bal masqué
© Paradoxes

Dans un tel contexte, la barre était placée très haut pour les communications.
Les intervenants francophones de toutes origines géographiques (des quatre coins de la France et de ses îles, en passant par la Belgique et la Suisse, mais aussi du Canada et du Senegal), de pratiques diverses (hypnose éricksonnienne, bien sûr, mais aussi thérapie stratégique paradoxale ou solutionniste, EMDR, HTSMA…), issus de domaines d’interventions variés, (psychothérapie, douleur, chirurgie, neurosciences, sexothérapie…) ont largement relevé le défi.
Au fil des heures, sous leur guidance « Entre Stratégies et intuition », poussés par les métaphoriques « Vents de la Vie » de Bertrand PICARD, nous avons donc navigué dans les eaux étranges et impressionnantes d’une intervention chirurgicale sous autohypnose avec Isabelle NICKLES, flirté avec le vaudou grâce à Anne-Marie LOQUAIS et aux Lebous du Sénégal, embarqué à bord du Transducteur PsychoBiologique aux consonnances québécoises de Michel Kerouac, retrouvé la terre ferme avec Maryeliese Faymonville pour une rencontre avec l’effet placebo, philosophé avec Bergson en compagnie de Bertrand Meheust, plongé dans les eaux – plus familières pour nous amis de Paradoxe – de la « stratégie de non-intention » avec le Cercle d’hypnose contemporaine, et tout en cherchant nos Muses sous la houlette de Jean Becchio avons visité ces lieux étranges de l’écriture automatique.

Kerouac
photo de M. Kerouac
© Paradoxes

À chacun son parcours au milieu de ces expériences variées, ces recherches passionnantes, ces approches multiples et parfois originales, dans une ambiance sympathique de curiosité tout en sachant que l’on « ratait » obligatoirement d’autres pistes, d’autres explorations. Tout cela donnait vraiment envie de replonger à fond dans l’hypnose et de jouer avec sa propore intuition.
Et comme il faut toujours trouvé une voie de progrès, alors je dirais qu’on bien sûr déplorer quelques (bien) petits points faibles : le manque de temps mort entre deux interventions pour nous permettre de changer de salle, certains espaces trop petits qui obligeaient les derniers arrivés à changer leur sélection à la dernière minute et à refaire un choix parmi la dizaine d’autres possibilités , et, du fait de l’imbrication des diverses interventions, en fin de compte, bien peu de temps pour se retrouver et rencontrer les intervenants de façon informelle.
En conclusion, outre sa grande qualité, ce que je retiendrai de fondamental de ce congrès, c’est l’impression d’un consensus autour de la notion de posture et du caractère spécifique de chaque intervention, qui réhabilite écoute et intuition face aux stratégies et autres protocoles qui semblaient se défier ces dernières années. Atteindrions-nous la maturité de l’hypnose et de ses pratiquants ? ou…. « c’est p’t’et bien moi qui vieillis ! »

balmasque
photos du bal masqué © Paradoxes

© M. Orvoën/Paradoxes

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