Thérapie brève bourguignonne : le Centre de Thérapie Brève de Dijon
Michèle Desmolaize et Denis Bravin
Michèle Desmolaize,
cadre éducatif
dans un Service d'Action Éducative en Milieu Ouvert, diplômée
de l'Institut Gregory Bateson de Liège, formée à la
médiation familiale, à la méthode Gordon (résolution
de conflits sans perdants), au recueil du témoignage de l'enfant abusé, à l'approche
de la thérapie brève orientée vers les solutions.
Dominique Cousin, cadre éducatif dans
un service d'accueil familial, formée au management.
Denis Bravin, éducateur spécialisé dans
un service d'accueil familial, formé au recueil du témoignage
de l'enfant abusé, à l'approche de la thérapie brève
orientée vers les solutions.
Michèle Desmolaize et Denis Bravin sont également formés à l'hypnose
ericksonienne dans le cadre de la Thérapie Brève (formation
avec Irène Bouaziz).
Éducateurs spécialisés et collègues dans la
même institution, notre travail est centré sur les enfants,
des jeunes "placés" par le juge des enfants en foyer, en
famille d'accueil, donc un travail avec des familles volontaires ou sous
contrainte, mais aussi avec les assistantes maternelles, un travail avec
tout le partenariat et en réseau.
En tant que professionnels de la relation d'aide, le modèle de Palo
Alto nous est apparu un modèle correspondant tout à fait à nos
attentes, et répondant à un travail éducatif efficient.
Nous nous sommes donc formés ensemble à l'Institut Gregory-Bateson
de Liège, et, durant la dernière année, nous avons pu
mener un travail de recherche au sein même de l'institution.
Avides de poursuivre dans ce cheminement, nous avons ouvert notre propre
structure sous la forme d'une association loi 1901.
Le Centre de Thérapie Brève de Dijon voit donc le jour en 1996.
Nous nous sommes installés dans des locaux mis à disposition
par l'un d'entre nous et avons travaillé dans l'esprit même
de l'Institut Gregory-Bateson.
Nous disposons d’une salle d'entretien, une salle de co-vision avec
un système de vidéo et de téléphonie interne.
Nous avons toujours gardé comme principe de travailler à deux
(thérapeute, co-thérapeute), voire à trois, à quatre,
au fur et à mesure que l'équipe s'étoffe.
Les patients que nous recevons nous contactent par le biais de collègues,
de médecins ou, tout simplement, par recherche dans l'annuaire. Nous
pouvons également recevoir des jeunes et des familles envoyés
par des magistrats, donc sous contrainte.
Le champ théorique auquel nous nous référons nous amène
aussi à intervenir en Institut de formation de travailleurs sociaux
afin de sensibiliser les futurs professionnels à une approche de la
communication qui nous paraît indispensable, et à les former
aux techniques d'entretien. Nous proposons également à toute
personne professionnelle ou bénévole de la relation d'aide
une formation sur l'intervention familiale et la résolution de problèmes
dans la relation parents-enfants, couple, équipe.
Par ailleurs, depuis que nous intervenons dans le champ de la Thérapie
Brève, nous avons, en collaboration avec CLAUDE SERON, organisé des
journées d'étude à Dijon avec Hubert Van Gijseghem sur
les abus sexuels, Guy Ausloos sur la compétence des familles, Stefano
Cirillo sur un parent inadéquat, un enfant inachevé. Nous avons
en préparation une nouvelle journée d'étude sur la Bien
traitance, une autre façon d'éduquer, en mai 2004.
© M. Desmolaize/Paradoxes © D. Bravin/Paradoxes
Deuxième Journée d’Etude,
octobre 2003
- Allocution d'ouverture, docteur
Irène Bouaziz
- Ceci n’est pas un paradoxe : variations
sur les paradoxes thérapeutiques, docteur Manuela Guillot
- La co-intervention et la supervision
pour maîtriser le modèle de Palo Alto, Marianne Orvoën
- Synthèse de l’étude
: des joies et des peines dans l’utilisation de la Thérapie
Brève/ Intervention Systémique Brève. Des utilisateurs
s’expriment, Sylvie Levy