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témoignage de madame P. - témoignage de madame V.M. - témoignage de Manuel Macary, psychologue - témoignage de madame O. - témoignage de madame S.

Témoignage de madame P.

J’avais de deux à trois migraines par semaine.
Etant psychanalysée, je savais que ça avait à voir avec la mort de mon compagnon, que cela me permettait de me retirer du monde. Mais tout de même… C’était invalidant et douloureux. Et je n’arrivais pas à m’en sortir seule.
J’entendis alors parler de l’hypnose éricksonienne. J’espérais que la raison inconsciente de mes migraines se trouvant révélée par l’hypnose, les dites migraines disparaîtraient… Cela semble très naïf, mais lorsque l’on souffre…
J’ai eu en effet quelques séances d’hypnose, mais comme technique complémentaire. Ce fut d’ailleurs très intéressant et riche d’enseignements.
Mais ce qui m’a le plus frappée dans ce que j’appelle les thérapies brèves, c’est le mode de fonctionnement : la chaleur du thérapeute, le fait qu’il explique et commente chaque méthode qu’il utilise avec l’accord du patient.
Evidemment – heureusement ! – ce thérapeute possède un savoir et des techniques que nous n’avons tgrpas.
Mais contrairement à l’analyse, par exemple, je n’ai jamais eu l’impression d’être seule de mon côté à chercher mon chemin, avec de l’autre côté un analyste sachant à peu près où j’allais arriver mais ne m’y aidant que ponctuellement, si je musardais trop.
Je voudrais pour finir citer un exemple qui m’a impressionnée et définitivement conquise.
Ces migraines donc m’empêchaient de sortir, d’avoir une vie amicale. Je le savais comme je l’ai dit, mais que faire ? Le thérapeute me posa alors cette question : quel bénéfice tirez-vous de vos migraines ? Heureusement que j’étais préparée ! Comment ! J’étais victime et on me parle de bénéfice ? Le thérapeute me proposa alors la chose suivante : au lieu de culpabiliser parce que vous pensez que vous vous servez de vos migraines pour rester chez vous – parce que tout le monde autour de vous vous dit de cesser ce deuil et de retourner dans la vie – pourquoi ne pas vous autoriser le bénéfice des migraines (rester chez vous) en vous passant des migraines ?
CQFD
Peu à peu j’ai improvisé cette idée incroyable, ce retournement de la proposition. Et ça a marché.


Témoignage de madame V.M.

À l’occasion d’une sévère dépression, j’ai eu la chance de rencontrer le Dr M.G. sur le conseil d’un professeur reconnu de Lyon (hôpital neurologique).
J’ai donc consulté celui-ci après un séjour de cinq semaines en clinique spécialisée où j’avais rencontré un psychiatre, sans grand résultat, gênée par le monologue que je tenais face à ce médecin qui me demandait de me raconter depuis mon enfance. J’ai presque 60 ans, je n’avais pas grand-chose à dire.
Lors de ma visite, le Dr G. s’est tout d’abord penchée sur le traitement chimique, puis au cours des visites suivantes, pendant lesquelles nous établissions un dialogue, le contact s’est installé. Au bout de deux mois, j’ai ressenti un mieux, j’avais l’impression d’avancer et de prendre conscience que cette réaction devant les difficultés était normale mais qu’il fallait les dépasser après les avoir intégrées.
Aujourd’hui, j’ai repris mon travail, mes problèmes sont les mêmes mais j’ai appris à les vivre autrement.


Manuel Macary, psychologue : Pourquoi je suis devenu thérapeute bref...
 
Il y a quelques années, j'étais aux prises, sur les bancs de l'université, avec le paradoxe qu'il y a à enfermer, dans un premier temps, les gens dans des cases diagnostiques, pour ensuite déployer des trésors d'énergie pour tenter de les en faire sortir. C'est alors que j'ai fait connaissance, sur ces mêmes bancs (je n'en remercierai jamais assez le directeur d'études de ce DESS), avec la thérapie brève de Palo-Alto.

Tout d'un coup, il n'y avait plus de normes. Ni normes de comportement, ni normes du fonctionnement
de la pensée, ni normes du langage, ni normes de l'état émotionnel. Il y avait seulement des faits.
Selon les contextes, les mêmes faits peuvent ne faire difficulté pour personne ou, au contraire, poser problème à un individu, ou à son entourage, ou à la société. C'est donc uniquement dans une situation précise donnée qu'on est capable de décider si tel fait constitue ou non un problème. Et les seules personnes habilitées à en décider sont celles à qui il pose problème.

Ca n'a l'air de rien, comme ça... mais ça change tout à l'approche des problèmes psychologiques et relationnels et à la façon dont on cherche à les résoudre.
D'abord, s'il n'y a pas de normes, il n'y a pas de pathologie. Pas de nomenclature des maladies ou des troubles mentaux. Donc pas de diagnostic. C'est toujours ça de gagné sur la durée du traitement: plus besoin de consacrer des heures à faire un bilan psychologique ou psychopathologique.
Plus besoin, surtout, de consacrer des jours, des mois ou des années à tenter de faire changer telle ou telle dimension du fonctionnement psychique ou relationnel d'une personne, au motif qu'il convient de la rapprocher d'un fonctionnement «normal», alors que cette dimension ne posait problème ni à cette personne ni à son entourage. Car la démarche diagnostique implique, plus ou moins consciemment, chez le thérapeute, une attitude particulièrement irrespectueuse des clients, qui consiste à croire qu'on sait «ce qui ne va pas», et ce qu'il convient d'atteindre comme objectif pour que «ça aille». On oriente donc tout naturellement son traitement en direction de ces objectifs, sans demander son avis au client. Et on perd beaucoup de temps, parce qu'en général, là ou le client ne veut pas aller, il n'ira pas. Mais pendant ce temps, on ne l'aide pas à aller là où il veut (puisque, ne lui ayant pas demandé, on ignore où ça se trouve).

De fait, c'est la seconde conséquence fondamentale d'une approche constructiviste, non normalisante et non «pathologisante»: comme il n'y a pas de vérité absolue ni de norme à respecter quel que soit le contexte, comme les seuls habilités à désigner ce qui fait problème et les objectifs à atteindre pour en sortir, sont ceux qui en souffrent, il n'y a qu'à le leur demander. Et croire ce qu'il disent. Plus besoin d'interpréter, d'entendre entre les lignes, de remonter à des origines profondes. (Et plus besoin, non plus, de se battre entre collègues pour savoir qui détient la vérité !) Il suffit de poser les bonnes questions. Celles qui vont aider le client à circonscrire ce qui lui pose problème, à définir les objectifs correspondant à un mieux-être pour lui, à évaluer le coût du changement et si le jeu en vaut la chandelle.

Et puisqu'on en est à faire confiance au client, on fera un pas de plus: c'est aussi lui qui trouvera la solution la plus propre à lui permettre d'atteindre ses objectifs. Quant au thérapeute, il se contentera de deux types d'interventions:
• proposer d'autres façons de concevoir le monde, son organisation, son fonctionnement: d'autres «vérités potentielles». Il se peut que parmi ces propositions, il s'en trouve qui, mieux adaptées à la situation, permettront au client de trouver des éléments de la solution au problème, voire la solution elle-même;
• faire que cessent les actes, les paroles ou les pensées de la personne qui souffre ou de son entourage, qui empêchent que la solution soit trouvée et qui, par là même, entretiennent le problème.
La suite, c'est la vie qui s'en charge, c'est-à-dire les ressources combinées du client, de son entourage, des événements, du temps qui passe... Et la vie est bien plus efficace que n'importe quel thérapeute équipé de n'importe quelle théorie du fonctionnement psychologique humain. Dès lors, il n'est pas rare que quelques séances suffisent. Voire même une seule. Et le seul à pouvoir s'en glorifier, c'est le client, qui, avec l'aide de la vie, a fait tout le travail.

Après l'université, je suis allé étudier à Liège (à l'Institut Gregory-Bateson) pour me former à la Thérapie Brève de Palo-Alto. Et j'ai commencé mon activité de thérapeute.

Elle m'enseigne, cette activité, à me faire petit, pour laisser passer la vie ; pour qu'émergent, s'installent et se consolident les solutions aux problèmes de mes clients. Et être petit me rend paisible et joyeux.
D'abord, je ne suis plus victime du paradoxe d'une démarche diagnostico-thérapeutique. Du même coup, je reprends espoir pour les «cas désespérés»: il n'est pas de situation sans issue, rien qu'on ne puisse, sinon changer profondément, du moins vivre autrement, pour que cela fasse moins souffrir. Ensuite, je n'ai plus à me demander si j'ai bien interprété les choses, si ma compréhension de la situation est juste, si je ne fais pas une erreur de jugement qui pourrait être fatale. Je ne juge pas et n'ai pas à juger. Si j'ai un doute, je n'ai qu'à demander (judicieusement) et l'on (le client) me répondra. Je n'ai pas, non plus, à m'assurer de la justesse de mes théories, de la solidité de mes connaissances. Je ne sais rien et n'ai rien à savoir. Plus je sais (ou crois savoir), moins je peux aider.
Alors, délivré de tout le poids du savoir, je peux aller, libre, au-devant du client pour l'interroger. Ce faisant, je le rencontre. Souvent au plus intime. Et toutes ces rencontres me sont autant de cadeaux du ciel. À la fin de ma journée de consultation, je n'ai plus qu'à dire merci. Merci à mes clients, et merci à la vie qui passe et fait son travail de vie.


Témoignage de madame O.

Voilà déjà quelques mois que je suis une psychothérapie et que j'en suis enchantée.
En effet, depuis quelque temps je voulais faire ce genre de démarche mais sans y parvenir, jusqu'à l'été 2001 où des évènements familiaux m'ont poussée à contacter Mme C.G.
Je suis arrivée chez elle avec beaucoup d'angoisse, d'anxiété et d'incertitude.
Les rendez-vous suivis d'une semaine à l'autre m'aidaient beaucoup et les contacts que j'ai avec Mme G sont très bénéfiques pour moi. Grâce à sa manière de faire, j'ai en face de moi une interlocutrice qui sait m'écouter et me répondre de manière adéquate. En effet, j'apprécie énormément ses interventions très imagées dans ses propos. Elle renforce en moi une image très positive et me redonne confiance en moi.
Par elle j'ai trouvé en moi des nouvelles manières de réfléchir sur des situations qui pourraient me toucher.
Il me semble que jours après jours je découvre diverses solutions qui me permettent de mieux appréhender «la vie».
Elle m'a aidé et m'aide encore à ouvrir des portes qui étaient jusque là fermées ou que je n'avais pas vues afin que je puisse enfin utiliser par moi-même les outils dont j'ai besoin.


Témoignage de madame S.

Suite à plusieurs évènements dans l'année 2001, je me suis retrouvée dans une telle situation de détresse que j'ai décidé de consulter Mme G. En quelques séances elle m'a donné les moyens d'ouvrir mon cœur et mon esprit. Par exemple. Si vous êtes tracassé durant votre sommeil, au lieu de ruminer dans votre lit, levez-vous et écri

vez vos souhaits et vos angoisses. Recouchez-vous et vous serez sereins. Ce n'est pas une solution en soi, car le plus important dans une thérapie c'est le contact avec le médecin. La confiance en est la clé. Vos barrières émotionnelles tomberont et vous pourrez avancer vers vous-même.
Je vous souhaite la même réussite que la mienne.

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