Articles liés à ‘Ecole de Palo Alto’

Rencontre en duplex avec Karin SCHLANGER le 7 octobre 2017

Rencontres de PARADOXES

Lors de la XVIème Journée de Rencontre de Paradoxes à Paris le 7 octobre 2017 nous aurons le plaisir de passer un moment en compagnie de  Karin SCHLANGER, actuelle directrice de Brief Therapy Center du Mental Research Institute de Palo Alto. Le duplex, depuis Palo Alto, aura lieu vers 17h00. Karin nous fera visiter le nouveau musée du MRI et nous parlera de ses travaux actuels.

Nous préparons par ailleurs activement sa venue à Paris en 2018 !

Pour en savoir plus sur Karin Schlanger : Notice biographique

Voici le lien ver les résumés des communications de la XVIème journée : Résumés.

Pour vous inscrire : demande  par mail pour par le formulaire d’inscription : Demande d’inscription

François Roustang nous a quittés le 23 novembre 2016.

Divers

Ce thérapeute au parcours étonnant, philosophe, ex-Jésuite, ex-psychanalyste et enfin hypnothérapeute, était un fin connaisseur du travail de Gregory Bateson et un adepte du paradoxe.
Depuis la publication de son « Influence », virulente critique de la psychanalyse dans lequel il présente les apports de Milton Erickson et de Gregory Bateson, son influence accompagne notre travail.

De séminaires en supervisions nous avons eu maintes fois l’occasion de nous frotter à son esprit aiguisé, à ses provocations, à sa culture encyclopédique et surtout à son immense humanité.

En 2006, il avait participé au colloque organisé par l’Institut Gregory Bateson pour le cinquantenaire de la parution de l’article fondateur sur la théorie de la double contrainte.

Nous gardons précieusement en mémoire les deux premières règles de son « Petit guide du changement » :

« RÈGLE I : Le changement de la relation à soi, aux autres et à l’environnement est en proportion inverse de la volonté de changement.  (…)

RÈGLE II : Pour modifier la relation à soi, aux autres et à l’environnement, il faut s’en retirer. La force de la modification sera proportionnelle à l’ampleur et à l’intensité du retrait. »

©I.Bouaziz C.Gaudin/ Paradoxes

F.Roustang, 2010

Enseigner Palo Alto en management interculturel : un retour aux sources.

Rencontres de PARADOXES, communications courtes

Jean MASSELIN, psychologue du travail, formateur
Communication à la XVème journée de Rencontre de Paradoxes, le 15 octobre 2016

Le paysage de la formation interculturelle en entreprise est dominé par les approches typologiques, qui ont en commun de chercher à cartographier les cultures selon différentes dimensions.
A minima, ces formations ont le mérite de sensibiliser à l’existence de différentes manières de voir le monde…
Pourtant, elles fournissent relativement peu de clés pratiques aux managers sur la manière d’aborder ces situations complexes. Pire, dans certains cas, elles contribuent à figer des différences dans l’esprit de leurs utilisateurs, ce qui peut s’avérer tout à fait contre-productif au regard de l’objectif initial : permettre à des personnes de cultures différentes de travailler ensemble.
C’est ici que l’approche de Palo Alto, dont les origines sont justement en partie issues des travaux anthropologiques de Grégory Bateson, présente une alternative non seulement intellectuellement plus complète mais aussi plus respectueuse que les « outils » couramment commercialisés.
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Boucles, injonctions, contextes: un décodage systémique des problématiques humaines

Rencontres de PARADOXES

Communication à la XIVème journée de Rencontre de Paradoxes, le 17 octobre 2015
Irène BOUAZIZ et Chantal GAUDIN, psychiatres, Pierre-Jacques BARTHE, coach

Adopter un regard systémique sur les situations dans lesquelles on nous demande d’intervenir signifie décoder les messages échangés. En nous intéressant plus précisément à la dimension ordre (l’injonction) des messages et au contexte dans lequel les échanges ont lieu, la complexité des situations se trouve réduite et le système pertinent se dessine plus clairement.
A partir d’exemples de situations individuelles et collectives, de thérapie comme de coaching, nous illustrerons l’utilité de la « formule » du décodage systémique : QDAQQ QRO DQC (Qui Demande A Qui Quoi ? Quelle Réponse Obtient-il ? Dans Quel Contexte ?).

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Hypnose, paradoxe, non-vouloir : deux outils et une posture pour un changement écologique

Communications

Communication au 20ème congrès mondial d’Hypnose, Paris, 27 au 29 aout 2015
Irène BOUAZIZ et Chantal GAUDIN, psychiatres

Résumé :
Si Milton Erickson et Gregory Bateson nous ont mis sur la voie d’une autre façon de comprendre et de traiter les problèmes humains, ils nous ont aussi alertés sur les répercussions écologiques du changement.
De même que les progrès des sciences et techniques nous rendent capables de transformer le monde dans lequel nous vivons, avec les dangers que nous connaissons, l’avancée des connaissances en psychologie et la multiplication des méthodes nous font courir le risque de devenir capables d’obtenir presque tous les changements souhaités. Si nous sommes tous, bien légitimement, désireux d’utiliser les méthodes les plus efficaces pour aider, le risque que le changement visé ne se trouve pas en accord avec un environnement en constante évolution est grand.
Nous sommes tous les jours émerveillées, en utilisant l’hypnose et/ou le paradoxe, par la façon dont les patients accèdent à leurs propres ressources et à celles de leur environnement. Mais de longues années de pratique clinique nous ont aussi appris que, si la maitrise de la technique est une condition indispensable, elle n’est pas suffisante pour donner à ceux que l’on aide la liberté d’utiliser leurs propres compétences. C’est même parfois l’inverse qui se passe : plus le thérapeute est compétent, moins le patient l’est.
Gregory Bateson regrettait que les cliniciens qui étudiaient le travail d’Erickson n’en aient retenu que les outils, négligeant la dimension particulière de sa « présence systémique ». Cette « présence systémique », cette « disposition du thérapeute » comme l’a parfois dit François Roustang, passe selon lui par une «ouverture à l’indétermination des possibles » et implique de ne pas attendre un résultat spécifique.
Nous montrerons dans cet exposé comment, dans notre pratique quotidienne, la prise en compte de la nature systémique du monde nous conduit à utiliser l’hypnose et le paradoxe dans une posture de non vouloir.
Nous évoquerons les difficultés et les bénéfices qu’il y a à adopter une telle posture.

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Allocution d’ouverture à la XIIIème journée de Rencontre de Paradoxes, 4 octobre 2014

Rencontres de PARADOXES

Bonjour et bienvenue à la XIIIème journée de Rencontre de l’association Paradoxes Lire la suite »

Les clients sont formidables !

Rencontres de PARADOXES

Communication à la XIIIème journée de Rencontre de Paradoxes, 4 octobre 2014
Irène BOUAZIZ, psychiatre

Si, avec le modèle de résolution de problèmes de Palo Alto, le praticien se limite à amener le client à cesser ses efforts pour atteindre son objectif, c’est parce qu’il a confiance. Il a confiance dans les capacités du client à trouver des solutions qui lui conviennent.
L’arrêt des tentatives de solution est compris comme un des éléments qui contribuent à créer un contexte favorable pour que le client accède à ses ressources. Un contexte favorable … pour peu qu’on ne le pollue pas trop…
Quelques réflexions autour d’une technique hybride: paradoxe et hypnose
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Bavarder et travailler

Rencontres de PARADOXES

Communication à la XIIIème journée de Rencontre de Paradoxes, 4 octobre 2014
Georges ELKAN, pédopsychiatre

En classe, bavarder est sensé empêcher le travail. En consultation, on bavarde souvent, et justement, c’est alors qu’on travaille. En thérapie brève, on s’attache à avoir des entretiens structurés autour d’interventions pertinentes et si possible stratégiques. Parfois, ce n’est pas ce qui se passe. Il peut alors être aidant de se référer aux travaux d’Harlene Anderson sur la conversation dans un sens thérapeutique. Lire la suite »

Qui suis-je pour prétendre aider ? Réflexion sur la relation d’aide avec le modèle de Palo Alto

Rencontres de PARADOXES, communications courtes

Communication à la XIIIème journée de Rencontre de Paradoxes, 4 octobre 2014
Anne BLEHAUT, coach, consultante RH

Aider une personne à aller mieux. L’enjeu est de taille, en particulier pour une coach, novice en expérience et jeune en âge, qui se persuade au gré de ses interventions que « la découverte de l’erreur est porteuse de la promesse de nouveaux progrès » (G.Bateson). Mais de quel type d’erreurs parle-t-on ? Les erreurs de « technique » dues au manque d’expérience ou du fait de nos limites humaines peuvent être « récupérables » et très instructives, certes. En est-il de même pour les erreurs de posture ? Pouvons-nous prendre des risques dans la manière dont nous posons notre regard sur notre client et sur l’interaction en jeu ? Et pour entamer la réflexion, ne faut-il pas commencer par explorer le regard que l’on pose sur soi-même, praticien, soumis comme le client à l’effet Rosenthal ?

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Ni coachs, ni thérapeutes, mais qu’est ce qu’on fout là ?


Rencontres de PARADOXES

Communication à la XIIIème journée de Rencontre de Paradoxes, le 4 octobre 2014
Selva DEMAUX, Cécile MINGALON, psychologues, conseils pour les médias

Nous ne sommes ni coach, ni thérapeutes
Nous sommes des psy-marketeuses, missionnées par des grandes chaînes de Télévision pour optimiser l’audience de magazines, de jeux, de séries télévisées, …Nous ne travaillons pas sur des problématiques relationnelles, et nous ne nous sommes pas formées à l’approche de Palo Alto pour intégrer de nouveaux outils à notre catalogue de méthodes.
Pourtant, le modèle a silencieusement, mais profondément modifié notre manière de travailler.
Et c’est le plus souvent sous la forme de formules puissantes qu’il s’invite ; en particulier, au travers de celles que l’on a appellera dorénavant nos 4 Fantastiques :
- 1€ pour le coup de marteau, 99 pour savoir où le mettre
- M’enfin, ça dépend du contexte !
- Houla ! pas trop vite sur les solutions 
- C’est pas plus vrai qu’aut’chose

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La Thérapie Brève Systémique : 20 ans d’amour et… on l’aime toujours !

Rencontres de PARADOXES, communications courtes

Communications à la XIIème journée de Rencontre de Paradoxes, 5 octobre 2013
Georges ELKAN, pédopsychiatre, Chantal GAUDIN psychiatre, Irène BOUAZIZ psychiatre

1993: Trois psychiatres en quête d’une issue au désespoir institutionnel se forment à la Thérapie Brève de Palo Alto.
20 ans plus tard, ils la pratiquent et l’aiment toujours. Pourquoi ?
A une époque d’obsolescence galopante où les modèles thérapeutiques se périment aussi vite que les téléphones mobiles, comment cela est-il donc possible ? Restent-ils envoutés par sa beauté ? Se sont-ils sclérosés sous l’effet de sa simplicité ? Ou bien sont-ils dans l’illusion délirante qu’ils ont trouvé LA méthode qui peut tout résoudre ? ou  autre chose …Eux-mêmes le savent-ils ?

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Des bienfaits de se prendre les pieds dans le tapis…

Rencontres de PARADOXES

Communication à la XIème journée de Rencontre de Paradoxes, 13 octobre 2012
Jean-Philippe VERON, psychologue, psychothérapeute, ostéopathe

La simplicité du modèle de la thérapie brève est assez rassurante pour le thérapeute débutant : les étapes sont limpides, donc peu de chances de se tromper. Or la pratique se révèle être à l’exact opposé ! « Ne pas se tromper » : une injonction harcelante pour le praticien qui, dans le domaine de la thérapie comme dans d’autres, a toujours tendance à dramatiser les conséquences de ses erreurs … Et pourtant, chacun sait qu’un apprentissage ne s’effectue qu’en mesurant les conséquences d’actions inadaptées pour modifier ses comportements futurs : beaucoup se tromper conduit donc à beaucoup apprendre.
Cette intervention est une promenade au pays des erreurs que j’ai commises, par définition elles m’ont été utiles, les entendre aidera peut être … en sachant néanmoins que la seule thérapeutique est d’en faire aussi.

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Hommage à Richard Fisch

Divers

Richard Fisch 1926 – 2011

Le dernier des « inventeurs » du modèle de Palo Alto vient de disparaitre.

Dick Fisch avec Teresa Garcia visitant Chartres, 1995 © I.Bouaziz

Après John Weakland en 1995 et Paul Watzlawick en 2007, Richard Fisch s’est éteint le 23 octobre 2011, dans son sommeil, en Californie, près de Palo Alto.

Richard (qui préférait qu’on l’appelle Dick) avait été à l’initiative de la création du Centre de Thérapie Brève, en 1966, au sein de Mental Research Institute de Palo Alto (MRI).
Avec John Weakland et Paul Watzlawick, auxquels s’est joint un temps Arthur Bodin, ils ont lancé une recherche visant à trouver des techniques simples pour produire un changement le plus rapidement possible.

Les patients – familles ou individus – entrant dans le cadre du protocole de recherche étaient suivis par un thérapeute, assisté des autres membres de l’équipe qui observaient derrière un miroir sans tain et intervenaient, au besoin, par téléphone. Les séances étaient enregistrées et l’équipe se réunissait ensuite pour discuter de la situation et des interventions.
C’est ainsi qu’ils ont mis en évidence le fait qu’en proposant au client (qui n’était pas forcément le porteur du symptôme) de cesser ses tentatives inefficaces pour changer la situation (arrêter les tentatives de solution), il était possible d’obtenir le changement espéré. Et c’est ainsi qu’est née la méthode qu’ils ont nommée: Thérapie Brève qui a rapidement été appliquée dans d’autres champs que celui de la thérapie.

Richard Fisch est venu à plusieurs reprises dans les années 90 en France, en Belgique et en Suisse, dans le cadre de l’Institut Gregory Bateson de Liège (IGB), assurer des journées de formation, souvent assisté de Karin Schlanger qui est maintenant directrice du Centre de Thérapie Brève du MRI.

Les membres fondateurs de l’association Paradoxes ont eu la chance de bénéficier de son enseignement, clair et rigoureux.

Lors du 10ème anniversaire de l’association, le 15 octobre 2011, nous avons reçu Barbara Anger-Diaz et Katharina Anger, psychologues, associées de recherche au MRI de Palo Alto, qui ont travaillé pendant de nombreuses années avec Richard Fisch. Elles ont témoigné de ce qu’il leur avaient appris.
Le texte de leur intervention sera prochainement publié sur le site de même que quelques témoignages d’autres professionnels qui ont connu Dick Fisch.

Un hommage lui est rendu sur le site Internet du MRI de Palo Alto : http://www.mri.org/

Enfin, l’excellent livre de Jean-Jacques Wittezaele et Teresa Garcia, qui retrace de façon passionnante l’histoire de l’École de Palo Alto (A la recherche de l’École de Palo Alto – 1992, Seuil), présente un portrait très vivant de Richard Fisch et regorge d’anecdotes sur lui.

© Paradoxes

Pour citer cet article : Paradoxes, Hommage à Richard Fisch. 2011. http://www.paradoxes.asso.fr/2011/10/hommage-a-richard-fisch/

Comment gérer le stress dans l’entreprise avec le modèle de Palo Alto?

Rencontres de PARADOXES

Communication à la dixième journée de Rencontre de Paradoxes, 15 octobre 2011
Sylvie Dorchies, psychosociologue

La gestion du stress et des risques psychosociaux est un sujet d’actualité. Pour autant, le problème de la souffrance au travail a toujours existé. Comment aider les personnes à retrouver des marges de manœuvre,  être en capacité de poser leurs limites et sortir des zones de souffrance? Le modèle de Palo Alto appliqué à la gestion du stress dans l’entreprise apporte des résultats significatifs.  Analyse d’une pratique d’intervention où il ne s’agit plus de vouloir réduire le stress mais au contraire lui redonner toute sa légitimité et profiter de ses fonctions.
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